Verdissement de la façade : régulation de la température et économie d’énergie – Viaverda

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Des études flamandes sur les effets (hygro)thermiques de la végétalisation des façades réunies dans un rapport de synthèse


En raison du changement climatique croissant, les vagues de chaleur sont de plus en plus fréquentes. Ces périodes de chaleur extrême entraînent une surmortalité annuelle de 2 à 6 % en Belgique. Les villes sont particulièrement touchées, en partie à cause du trafic, des activités industrielles et de la présence d’asphalte et de béton, qui retiennent la chaleur pendant longtemps et la libèrent lentement. La faible proportion de végétation renforce encore cet effet. L’écologisation joue donc un rôle de plus en plus important dans l’atténuation des températures locales. De nombreuses études ont été menées dans le monde entier sur l’effet hygrothermique des façades végétalisées. Cet effet hygrothermique montre comment la verdure de façade réagit à l’humidité (hygro) et à la température (thermique) et est déterminé par une combinaison d’ombrage, d’évapotranspiration et d’isolation/ventilation. Des recherches à ce sujet ont déjà été menées en Flandre. À la demande du secteur, les résultats de six études flamandes ont été rassemblés dans un rapport de synthèse.
La végétalisation de façade en général

Il existe deux types de végétalisation de façade : la végétalisation en pleine terre, où les plantes sont placées en pleine terre au pied de la façade (directement sur la façade ou indirectement par le biais d’une aide à l’escalade pour les plantes grimpantes), et la végétalisation sur substrat ou systèmes de murs vivants (SVM), où les plantes sont accrochées directement à la façade. La végétalisation des façades présente de nombreux avantages, tels que la purification de l’air, l’augmentation de la biodiversité, la réduction de la pollution sonore et l’ajout d’une valeur esthétique. Le rapport s’attarde sur l’effet de tampon thermique de la verdure de façade, qui se traduit par un refroidissement supplémentaire en été et un léger réchauffement en hiver. Grâce à cet effet tampon, la verdure de façade permet également de réaliser des économies d’énergie. Cet effet est également démontré dans le rapport.

La végétalisation des façades peut réduire l’effet d’îlot de chaleur urbain

L’effet d’îlot de chaleur urbain (ICU) est le phénomène par lequel la zone urbaine est nettement plus chaude que les zones rurales environnantes. En raison principalement des activités humaines, de la présence de béton et d’asphalte, du manque de végétation et de la circulation d’air limitée par les nombreux bâtiments, cette différence peut atteindre 10°C. Une augmentation de 1°C de la température ambiante entraîne une hausse de 2 à 4% de la consommation d’électricité. Cet effet, et par conséquent la consommation d’électricité, peut être réduit par la mise en place de plus de verdure. Cependant, les villes ne disposent que d’un espace limité. La végétalisation des façades est la solution idéale dans ce cas.
L’effet de tampon thermique de la verdure de la façade est apparu dans toutes les études

Dans le cadre des projets, des simulations de modèles et des configurations expérimentales ont été étudiées dans la pratique. Les différents types de verdure de façade sont examinés. Dans toutes les études, quel que soit le type de verdure de façade, il a été démontré que la différence entre les températures minimale et maximale d’un mur avec verdure de façade était plus faible que celle d’un mur nu. On peut en conclure qu’une grande partie des rayons solaires incidents sont absorbés et réfléchis par les plantes, ce qui empêche les rayons solaires d’atteindre la façade située à l’arrière et donc de se réchauffer. L’une des principales conclusions est que l’effet le plus important est obtenu à des températures plus extrêmes. Plus la journée est chaude (froide), plus l’effet de refroidissement (d’isolation) de la verdure de la façade est important.
La végétalisation des façades est également bénéfique pour le porte-monnaie

La végétalisation des façades permet d’atténuer les températures extrêmes. Par conséquent, elle permet également d’économiser de l’énergie. D’autres recherches ont montré que la consommation d’énergie pour le chauffage et la climatisation était plus faible dans une maison dotée d’une façade verte que dans une maison sans façade. En hiver, la végétation agit comme une sorte d’isolation supplémentaire et en été, la végétation fournit de l’ombre, ce qui permet d’atténuer les températures dans les deux cas et donc d’économiser de l’énergie.
À partir de ces résultats, d’autres recherches sont en cours afin de mettre au point un outil de calcul pour le secteur de la construction.

Chacun peut apporter sa pierre à l’édifice

Ces études confirment déjà certains des avantages de la végétalisation des façades. D’autres recherches sont encore nécessaires, mais leur impact positif est déjà évident. Plus les façades sont végétalisées, plus l’effet est important. C’est une raison suffisante pour l’appliquer davantage à l’avenir.

Le rapport de synthèse et la fiche d’information qui l’accompagne peuvent être consultés à l’adresse suivante : https://www.viaverda.be/Publicaties/infofiche-en-rapport-temperatuurbufferend-en-energiebesparend-effect-van-gevelgroen.

Femke De Neef

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